Depuis l’origine des temps, les femmes ont eu des périodes de menstruations. Pour certaines ethnies ces périodes,
anciennement appelées "lunes" étaient considérées comme sacrées par toute la tribu, comme un moment où la femme recouvrait son plein pouvoir féminin.
En effet, les lunes, étaient un moment fort pour installer les rituels, pour se recentrer sur leur vie et faire le ménage sur ce qui s'était passé au cours de son dernier cycle. La femme entrait
en purification et elle pouvait recevoir beaucoup plus facilement des visions ou des rêves prémonitoires.
Le sang menstruel était sacré et utilisé pour faire des élixirs de vie (chez les Egyptiens ou les Aborigènes), entrait dans la composition des offrandes pour les
fêtes de renouveau chez les Grecs.
À chaque mois, de la puberté à la ménopause, le corps féminin se prépare à l’éventualité d’une grossesse. Les variations
des taux d’hormones préparent la libération d’un ovule et modifient l’endomètre afin d’y recevoir un ovule fécondé. Lorsqu’il n’y a pas de fécondation, il y a écoulement de sang qu’on appelle
couramment les règles qui dure de 3 jours à une 1 semaine.
A l’origine, les femmes avaient trouvé des solutions des plus écologiques pour recueillir leur flux sanguin, de la laine
aux feuilles de Papyrus…
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L’évolution de notre société a transformé notre rapport au corps et le tabou s’est généralisé. Les périodes de règles
sont vécues comme un drame, comme un épisode malsain où la femme est souillée !!!
Si à une époque, l’apparition des tampons et des serviettes hygiéniques industriels a représenté une « libération » pour la femme ; cela représente aujourd’hui une terrible pollution pour la Planète.
Chaque femme en utilise en moyenne 15 000 au cours de sa
vie ; ce qui représente environ 20 billions chaque année… en Amérique du Nord seulement!
Ce qu’elle sait moins, c’est que ces tampons et serviettes synthétiques contiennent de la dioxine, un produit hautement
toxique pour l'être humain et les autres formes de vie.
Bien entendu, les substances utilisées à la fabrication ne sont pas inscrites sur la boîte, car il n'y a aucune loi qui
oblige les compagnies à informer sur ce sujet.
Ces produits et leurs emballages, dont le procédé de fabrication déverse d'énormes quantités de dioxines dans
l'environnement, se retrouvent éventuellement dans les décharges et les incinérateurs quand ils ne sont pas simplement jetés dans les toilettes pour se retrouver dans les stations d’épuration
d’où ils retournent « tranquillement » dans nos cours d'eau.
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Face à l’état de notre planète chaque acte individuel a son importance. Nous avons la possibilité de privilégier des alternatives écologiques respectueuses de la Terre et du corps de la femme.
Il est plus qu’urgent de changer nos « mauvaises »
habitudes !!
Voilà donc d’intéressantes alternatives…
L’éponge
Elle est 100% naturelle, absorbante, lavable et réutilisable. Sa durée d’utilisation est de 6 à 9 mois. Elle s’utilise comme le tampon
classique. Simplement humidifiée, elle n’assèche pas la muqueuse vaginale. Imprégnée d’une préparation phytothérapeutique, elle peut être employée pour rétablir le PH vaginal et restaurer la
flore vaginale. Son coût est d’environ 6 euros*.
Les serviettes lavables
Généralement en coton bio, ces serviettes sont une alternative pratique, durable, écologique, économique et saine pour la
santé. Faciles à utiliser, elles sont plébiscitées par la majorité des femmes « écolos ». Il est également possible de les faire soi-même !!!
Le pouvoir absorbant peut être fourni par du tissu doux tel qu’un morceau de ratine ou de molleton
(100 % coton). Le bambou et le chanvre sont également très absorbants.
Il faut ensuite un morceau de tissu imperméable qui rend la serviette super efficace. Le dernier tissu est destiné à rendre la serviette plus confortable et éviter le
contact de la peau avec la matière imperméable. A l’unité, la serviette en coton bio coûte de 6 à 8 euros*.
La coupe menstruelle
On
l’appelle aussi mooncup, keeper, divacup ou encore lunette. C’est une coupe en forme de cloche fabriquée soit en caoutchouc naturel souple, soit en silicone. Elle se porte à l'intérieur du vagin.
Habituée aux méthodes de protection plus classique, certaines femmes sont parfois réticentes à utiliser la coupe. Pourtant, elle s’avère particulièrement confortable et pratique, surtout en voyage... Sa durée de vie est d'environ 10 ans.
Le principe de la coupe consiste tout simplement à recueillir l’épanchement sanguin, ainsi l'humidité naturelle du vagin
est préservée. Elle permet aussi de constater la quantité des écoulements et de voir à quoi ils ressemblent... C'est une bonne manière de se réconcilier avec notre corps voire de le
découvrir !
Au niveau de l’entretien, rien de plus simple : on la vide, on la rince et on peut la remettre (stérilisation avant et après le cycle).
Nous savons qu’il est possible d’en trouver localement à Surya
Concept (Saint Denis), sinon on peut toujours la commander par Internet.
Avec toutes ces bonnes infos, il n’y a plus raison de ne pas essayer…et adopter ces alternatives écologiques et tellement
plus saines !!!
C'est vous qui le dites